La LUSS a été contactée par un journaliste de la RTBF à propos de la situation d’une patiente qui s’est vue refuser des soins par un hôpital au motif qu’elle n’aurait pas payé certaines factures envoyées par le même hôpital.

Cette question comporte une dimension juridique, éthique et sociale que nous ne développerons pas entièrement ici mais fera l’objet d’une publication plus approfondie.

Nous voulons mettre en évidence certains éléments de débat.

La LUSS a rappelé dans son intervention son opposition à ce type de pratique qu’elle juge disproportionnée par rapport à la « faute » qui aurait été commise par

La LUSS a été contactée par un journaliste de la RTBF à propos de la situation d’une patiente qui s’est vue refuser des soins par un hôpital au motif qu’elle n’aurait pas payé certaines factures envoyées par le même hôpital.

Cette question comporte une dimension juridique, éthique et sociale que nous ne développerons pas entièrement ici mais fera l’objet d’une publication plus approfondie.

Nous voulons mettre en évidence certains éléments de débat.

La LUSS a rappelé dans son intervention son opposition à ce type de pratique qu’elle juge disproportionnée par rapport à la « faute » qui aurait été commise par le patient. En outre, un médecin ou un praticien des soins de santé n’est pas habilité à analyser la situation financière du patient. L’hôpital dispose généralement en son sein des moyens humains pour trouver une solution : le service social ou le service contentieux de l’hôpital, le service de médiation de dettes du CPAS, le service social de la mutualité….et si nécessaire un recours au Juge de Paix. Ces services disposent des compétences requises pour appréhender la situation du patient et proposer des solutions (délais de paiement….).

La LUSS considère que derrière cette situation il convient d’analyser en profondeur l’endettement de certains patients en matière de soins de santé. Nombre d’entre eux doivent faire face à des dépenses de soins de santé qui, en raison de la multiplication des économies dans le secteur, constituent une part de plus en plus importante à leur charge. Que dire des patients atteints de maladie rare pour qui les traitements ne sont pas ou sont peu pris en charge ?

La LUSS est ouverte au dialogue pour trouver des solutions et des procédures durables pour éviter que pareille pratique ne se reproduise.

e patient. En outre, un médecin ou un praticien des soins de santé n’est pas habilité à analyser la situation financière du patient. L’hôpital dispose généralement en son sein des moyens humains pour trouver une solution : le service social ou le service contentieux de l’hôpital, le service de médiation de dettes du CPAS, le service social de la mutualité….et si nécessaire un recours au Juge de Paix. Ces services disposent des compétences requises pour appréhender la situation du patient et proposer des solutions (délais de paiement….).

La LUSS considère que derrière cette situation il convient d’analyser en profondeur l’endettement de certains patients en matière de soins de santé. Nombre d’entre eux doivent faire face à des dépenses de soins de santé qui, en raison de la multiplication des économies dans le secteur, constituent une part de plus en plus importante à leur charge. Que dire des patients atteints de maladie rare pour qui les traitements ne sont pas ou sont peu pris en charge ?

La LUSS est ouverte au dialogue pour trouver des solutions et des procédures durables pour éviter que pareille pratique ne se reproduise.